La rouelle (2019 - en cours)
140 x 140 x 165 cm – bois de pin, contreplaqué, miroirs gravés, toile de coton
pine wood, plywood, engraved mirros, cotton fabric




Tout lieu de culte est un espace de regard social ; à plus forte raison, c'est le cas de la cathédrale de Tolède, dont les nombreuses chapelles, grilles, perspectives resserrées amènent l'oeil à observer son voisin sans être vu. Le port d'un signe distinctif, marqueur d'appartenance à une communauté, renvoie aux mêmes jeux de regards : évités, soutenus, discrets, pénibles.
Construisant une grande maquette reprenant le plan de cette cathédrale, j'y ai inclus douze mirois à l'emplacement de chacune des chapelles, agencés en périscope, les uns reflétant les autres. Sur chacun d'entre eux, un personnage est gravé : un "hérétique" portant la rouelle, pièce de tissu imposée aux juifs à la fin du Moyen-Age, et des membres de l'entourage du roi.
En tournant autour de l'installation, les gravures se superposent et mêlent les individus, renvoyant l'image de l'un à l'image de l'autre.

Places of worship are privileged spaces for people to look at each other. Toledo's cathedral was built including numerous grids, chapels, narrow perspectives allowing anyone to glance at his neighbour without being seen. Wearing a distinguishing sign, signifying one's belonging to a community, allows similar glances (avoided, steady, discreet, grievous) to exist.
I've built a large model of this cathedral, including twelve mirrors, each one on the site of a chapel. Functioning as a periscope, they reflect each other from the first to the last. On them have been engraved small figures : some of them are "heretics" wearing the "rouelle" (piece of fabric that the Jews had to wear at the end of Middle-Ages), the others are member of the court.
Turning around the installation, it is possible to see the engravings superimpose, melting these normally opposite groups.



Documentation du travail / documentation of the work ︎